FAFEL : ce que quinze pays m’ont appris sur le pouvoir
Organiser le Forum Africain des Femmes Leaders, c’est d’abord accepter une vérité inconfortable : la visibilité ne se décrète pas, elle se construit — protocole après protocole, salle après salle, nom après nom.
En quatre éditions, quinze pays et plus de deux mille femmes réunies, j’ai vu se répéter le même paradoxe. Des dirigeantes qui tiennent des ministères, des entreprises, des mouvements entiers, et qui pourtant hésitent au moment de monter à la tribune. Non par manque de compétence — par habitude d’être racontées par d’autres.
Le FAFEL n’est pas un festival. C’est un dispositif : chaque prise de parole y est préparée, chaque trophée y est un acte de reconnaissance publique, chaque photographie y devient une archive pour celles qui suivront.
Rendre visible n’est pas décorer. C’est réparer une injustice de perception.
Ce que quinze pays m’ont appris, c’est que le pouvoir sans récit s’évapore. On peut diriger et disparaître ; réussir et rester invisible. Mon rôle n’est pas de parler à leur place — il est de rendre leur voix audible.
Chaque édition me le confirme : quand une femme leader devient lisible, ce n’est pas elle seule qui gagne en autorité. C’est tout un continent qui apprend à mieux voir celles qui le portent.
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Une image s’efface ; une légende se transmet
Pensées & Réflexions · 4 min
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